Cuba commémore le centenaire de la naissance de Fidel Castro dans un contexte de profonde crise sociale. Les pénuries d'eau, de nourriture et les coupures d'électricité chroniques jettent une ombre sur les célébrations, amenant de nombreux Cubains à s'interroger sur la viabilité de l'héritage révolutionnaire laissé par l'ancien leader.
Près de six décennies sous la houlette de Fidel Castro ont façonné une île où, malgré des acquis sociaux notables comme la gratuité de l'éducation et de la santé, la vie quotidienne est devenue un combat. Les citoyens, confrontés à des difficultés économiques croissantes, expriment leur lassitude et leur doute quant à la capacité des dirigeants actuels à relever les défis. Les promesses de la révolution socialiste semblent s'éloigner pour une population aspirant à des conditions de vie plus stables.
Pour certains, comme Angela Gutierrez, retraitée, les pannes électriques incessantes détériorent le quotidien et les biens acquis avec peine. D'autres, à l'instar de l'historien Manuel Cuesta, voient dans cet héritage la cause principale des maux actuels de l'île, une vision qui peine à trouver un écho auprès des jeunes générations. Le souvenir d'un "sauveur" se mue ainsi en une perception distante, attribuant à Castro la responsabilité des difficultés présentes. Mildred Barreto, femme de ménage, déplore une époque révolue où gagner sa vie semblait moins ardu sous le commandement de "notre commandant".
Ce qu’il faut retenir
- Cuba célèbre le centenaire de Fidel Castro dans un climat de pénuries et de mécontentement social.
- Les citoyens s'interrogent sur la pertinence de l'héritage révolutionnaire face aux difficultés économiques actuelles.
- Des voix critiques pointent du doigt l'héritage de Castro comme cause des problèmes cubains.
- Les acquis sociaux comme l'éducation et la santé gratuits sont mis à l'épreuve par la crise.
Source : Africanews