En demi-finale de la Coupe d'Afrique féminine, le Cameroun a failli sombrer face à une équipe marocaine bien organisée et déterminée. Pendant les 45 premières minutes, les Indomptables ont plié sous la pression, notamment sur leur flanc gauche en pleine débâcle défensive. La succession de choix techniques du staff camerounais, appliqués lors de la pause et en cours de rencontre, a radicalement inversé la dynamique.
Le problème initial était patent : le Maroc avait identifié une vulnérabilité majeure sur le côté droit camerounais, où Geneviève Ngo Mbeleck, excellente en attaque, négligeait les tâches défensives. Sakina Ouzraoui et l'armada marocaine n'ont pas tardé à exploiter ce vide. Colette Ndzana s'est retrouvée isolée, submergée par les débordements répétés. La possession camerounaise stagnait à 28 %, signal d'une équipe étranglée tactiquement.
Au lieu d'attendre longtemps, les entraîneurs ont agi avec une remarquable prescience. Dès la 45ᵉ minute, l'entrée de Doudou Ousmanou a apporté une solidité défensive immédiate au poste de latéral. Neuf minutes plus tard, le véritable tournant : Fatima Kome, milieu polyvalente aux capacités défensives redoutables, a remplacé Ngo Mbeleck. Ce changement a redistribué les équilibres en permettant à Kome de combler les espaces laissés vacants et de couvrir ses coéquipières.
Les statistiques ont refleté cette renaissance. La possession s'est élevée à 36 %, mais surtout, les Camerounaises ont commencé à enchaîner des séquences cohérentes, dépassant les cinq passes d'affilée. Le bloc defensif s'est resserré, devenant imperméable et capable de franchir les lignes avec efficacité. La seconde période et les prolongations ont montré un Cameroun enfin complet sur le plan tactique, récompensé pour cette intelligence collective.
Ce qu’il faut retenir
- Le Maroc ciblait le flanc gauche camerounais, exploitant les lacunes défensives de Ngo Mbeleck en première mi-temps.
- Entrée de Doudou Ousmanou (45ᵉ) et surtout de Fatima Kome (54ᵉ) ont stabilisé la structure défensive camerounaise.
- Résultat : possession passée de 28 % à 36 %, séquences offensives fluides et bloc défensif imperméable en seconde période.
Source : Actu Cameroun