Le Cameroun renforce sa présence sécuritaire au cœur de son principal flux commercial. Joseph Beti Assomo, ministre délégué à la Défense, a inauguré le 2 juillet une installation du Bataillon d'intervention rapide (BIR) au port de Douala-Bonaberi, dans le but de contrer les menaces qui pèsent sur cette infrastructure stratégique.
Le Golfe de Guinée, où s'étend le port camerounais, concentre depuis des années des activités criminelles préoccupantes : piraterie maritime, trafic de drogue, contrebande de produits pétroliers, pêche clandestine et traite de personnes. Cette nouvelle unité militaire complète le dispositif existant du Programme Douala Port Security (DPS), qui s'appuie déjà sur des radars, des caméras de surveillance, des scanners de cargaisons et des unités cynophiles.
L'apport majeur du BIR : une capacité de réaction immédiate face à toute menace directe. Les forces spéciales pourront intervenir rapidement en cas d'attaque, assurant la protection des infrastructures, des opérateurs et des usagers. Au-delà de la sécurité, cette démarche vise à renforcer la confiance des investisseurs et à fluidifier les échanges. Le port de Douala représente 70 % du commerce extérieur camerounais et constitue aussi la porte d'entrée maritime du Tchad et de la Centrafrique.
Ce qu’il faut retenir
- Base du BIR inaugurée le 2 juillet à Douala-Bonaberi pour renforcer la sécurité portuaire camerounaise.
- Réponse aux menaces croissantes du Golfe de Guinée : piraterie, trafics illicites, criminalité organisée.
- L'intervention rapide des forces spéciales complète les systèmes technologiques existants de surveillance.
- Enjeu régional : le port sécurisé bénéficie aussi au Tchad et à la République centrafricaine.
Source : Journal du Cameroun