La classe politique gabonaise est sous pression. À l'approche de la date limite du 27 juin, de nombreuses formations politiques doivent se conformer à une nouvelle loi, sous peine de radiation. Les autorités s'apprêtent à un grand tri pour assainir le paysage partisan.
Sur les 104 partis officiellement reconnus, seule une petite vingtaine a déjà entamé les démarches de régularisation. Les grands partis comme le PDG, l'UDB ou le RPM sont parmi ceux qui ont rapidement mis leurs dossiers en conformité. D'autres, plus modestes mais réactifs, ont également rempli leurs obligations.
Pour la majorité des autres, c'est la panique. Une course contre la montre s'est engagée pour satisfaire aux exigences légales avant l'échéance fatidique. La nouvelle législation impose notamment de prouver une base d'au moins 10 000 militants, répartis sur l'ensemble du territoire et identifiés individuellement. Des exigences qui visent à éliminer les partis unipersonnels et à favoriser ceux qui disposent de structures solides et de projets de société concrets.
Cette opération de grande envergure est attendue par les citoyens comme une étape vers la modernisation du débat démocratique et la fin des pratiques politiques obsolètes. L'objectif est de ne conserver que des organisations véritablement représentatives et structurées.
Ce qu’il faut retenir
- Plus de 80 partis politiques gabonais pourraient disparaître le 27 juin faute de régularisation.
- Seule une minorité de formations politiques a déjà entamé les démarches de mise en conformité.
- La nouvelle loi exige un minimum de 10 000 militants et une présence nationale pour subsister.
- Cette mesure vise à rationaliser le paysage politique et à favoriser les partis structurés.
Source : Info 241