Le chef de l'État congolais a officiellement lancé, le 12 août à Aubeville dans la Bouenza, les activités d'un établissement dédié à l'accompagnement de jeunes en rupture sociale. Cette infrastructure accueille environ deux cents pensionnaires en quête d'une nouvelle trajectoire de vie.
Le projet répond à une urgence sociale majeure : des adolescents et jeunes adultes, marginalisés ou ayant eux-mêmes pris leurs distances avec la société, risquaient une exclusion durable. Face à ce défi, l'État congolais a mobilisé des ressources pour proposer une formation qualifiante associée à un travail éducatif approfondi.
Durant la cérémonie, le préfet, le ministre en charge et le directeur de l'établissement ont tous souligné les enjeux de cette initiative. Mais c'est l'intervention du président qui a marqué les esprits. S'adressant aux résidents en tant qu'« chers amis », Denis Sassou N'Guesso a reconnu les sacrifices consentis par l'État et les familles, promettant un accompagnement sans relâche.
Selon le chef de l'État, ces jeunes doivent comprendre que la discipline et la persévérance durant leur parcours de douze mois déboucheront sur une réelle émancipation. À terme, ils seront armés pour construire leur propre avenir et fonder des foyers stables. Ce message de confiance et de responsabilité, délivré en personne par le président, entend cristalliser l'espoir autour du projet.
Ce qu’il faut retenir
- Environ deux cents jeunes en difficulté sociale bénéficient d'une formation qualifiante et d'une rééducation au Congo.
- Le président Denis Sassou N'Guesso a présidé personnellement le lancement du Centre d'Aubeville le 12 août.
- L'État conjugue efforts financiers et mobilisation familiale pour offrir une seconde chance à ces adolescents.
- La formation dure environ un an avant une réinsertion professionnelle et sociale espérée.
Source : Adiac Congo