La création d'un poste de vice-président au Cameroun, issue d'une révision constitutionnelle en avril 2026, devait faciliter la succession de Paul Biya, mais elle est désormais perçue comme un véritable piège. En effet, alors que le Parlement a voté cette réforme à une large majorité, le poste reste vacant deux mois après son adoption, paralysant ainsi le fonctionnement du gouvernement et exacerbant les tensions entre les différents clans au sein du régime.
Ce vide institutionnel découle des manœuvres politiques internes et des rivalités entre factions, rendant toute nomination délicate et risquée. Les clans, craignant que la désignation d'un vice-président ne mette en lumière leurs ambitions personnelles, préfèrent maintenir le statu quo. Ce blocage a des conséquences significatives sur la gouvernance, avec des projets en attente et des décisions qui s'accumulent sans être prises.
La situation met également en lumière la fragilisation de l'autorité présidentielle. Alors que Paul Biya ne trouve pas de candidat acceptable pour le poste, son pouvoir semble s'éroder, et des signaux de méfiance émergent au sein même de son entourage. Loin de renforcer le système, la réforme constitutionnelle a créé une crise de confiance qui pourrait compromettre l'avenir du Cameroun.
Ce qu’il faut retenir
- Le poste de vice-président, créé en avril 2026, reste vacant, bloquant le gouvernement.
- Les rivalités internes empêchent la nomination, chaque clan craignant de perdre du pouvoir.
- La situation fragilise l'autorité de Paul Biya, tandis que des décisions cruciales sont suspendues.
Source : Camer.be