Ayire Victory Finweh, 22 ans, n'a pas survécu aux blessures infligées à la gare routière de Kumba le 26 juin 2026. Son compagnon, identifié comme un pasteur nommé Clinton, a dégainé un couteau lors d'une querelle, transformant un moment de leur vie commune en tragédie irréversible. Transportée d'urgence, l'étudiante en soins infirmiers de la Biaka Nursing University de Buea n'a pu être sauvée malgré les efforts médicaux.
L'auteur présumé a tenté immédiatement après d'avaler de l'eau de Javel, geste qu'il a survécu. Remis aux autorités, il reste désormais en cellule en attente de jugement. Ce drame s'inscrit dans un contexte camerounais devenu alarmant : le gouvernement recense une augmentation de 54 % des meurtres de femmes entre 2023 et 2025, avec 26 féminicides documentés au seul premier trimestre 2026.
La mort d'Ayire Victory soulève des questions qui dépassent les statistiques. Fille d'un pasteur, elle incarnait des promesses d'avenir. Que son meurtrier revête également la robe religieuse pose une interrogation plus large : comment les violences conjugales prospèrent-elles jusque dans les espaces censés incarner des valeurs morales ? Aucune couche sociale, pas même les milieux ecclésiastiques, n'échappe à ce fléau qui ravage les familles camerounaises.
Ce qu’il faut retenir
- Une altercation entre deux personnes devient fatale à Kumba vendredi 26 juin 2026.
- Le gouvernement relève une hausse de 54 % des féminicides entre 2023 et 2025 au Cameroun.
- La victime et l'auteur appartiennent tous deux à des contextes religieux et communautaires.
Source : Camer.be