Les scrutins de la Zambie suscitent des critiques internationales quant à leur régularité. Pourtant, l'examen des faits contredit les allégations de manipulation. Les observateurs de la Communauté de développement de l'Afrique australe (SADC) ont attesté le calme dans 99 % des bureaux de vote visités, tandis que les vérifications indépendantes de Transparency International Zambie confirmaient une correspondance de 98,9 % entre les résultats officiels et ceux des moniteurs parallèles.
Le phénomène interprété comme preuve de fraude — l'écart entre les votes présidentiels et parlementaires — relève en réalité d'un comportement électoral courant appelé « roll-off ». Des mois avant le scrutin, une enquête du Zambia Election Research Network révélait déjà que seul un tiers des électeurs comptaient voter pour leur député sortant, alors que 79 % approuvaient le président. Les électeurs ont simplement suivi cette inclination le jour du vote.
L'intégrité du processus ressort également de la stabilité entre les chiffres relevés aux urnes et le résultat final. Les formulaires Gen 20, affichés publiquement dans chaque bureau en présence d'observateurs, ont servi de base aux projections du 14 août : elles annonçaient déjà 60,6 % contre 38,7 %. Le résultat définitif s'en rapprochait quasi parfaitement. Aucune divergence n'a été signalée entre les annonces locales et les déclarations nationales.
Ce qu’il faut retenir
- Observateurs régionaux et moniteurs indépendants confirment la sérénité du scrutin et la concordance des résultats à plus de 98 %.
- L'écart votes présidentiels-parlementaires reflète l'intention préalable des électeurs, documentée par sondage mois avant l'élection.
- Comparaison formulaires de base et résultats finaux démontre absence d'injection frauduleuse de bulletins.
- Un redéploiement électoral coûterait plusieurs centaines de millions de dollars en ressources pour la santé rurale.
Source : The Africa Report