La communauté Apouh, dans la Sanaga-Maritime, voit ses espoirs d'annuler partiellement des titres fonciers accordés à la Socapalm s'envoler. Le tribunal administratif du Littoral s'est estimé incompétent pour juger l'affaire, estimant que la communauté n'a pas prouvé l'impact direct sur son territoire.
Cette décision, rendue suite à une audience le 2 juillet 2026, met un coup d'arrêt temporaire aux revendications des populations locales. Celles-ci dénoncent une exploitation dépassant les 7 000 hectares attribués à l'agro-industrie en 1960. La présidente du tribunal, Dorcas Mukwade Ngando, a souligné l'absence de titre foncier de la part de la communauté Apouh comme motif principal de l'incompétence de la juridiction.
Face à ce revers, la communauté ne désarme pas. Elle envisage de solliciter formellement le ministre des Domaines, du cadastre et des affaires foncières, Henri Eyebe Ayissi, pour la création d'une commission spéciale. Cette démarche fait suite à une précédente correspondance datant de septembre 2023. L'enjeu de la propriété foncière reste un sujet sensible dans la région, affectant les populations locales et les acteurs économiques majeurs.
Ce qu’il faut retenir
- Le tribunal administratif du Littoral s'est jugé incompétent dans le litige foncier opposant la communauté Apouh à la Socapalm.
- La communauté conteste l'attribution de 5 titres fonciers à l'agro-industriel datant de 1960.
- L'absence de titre foncier de la part des plaignants a conduit à la décision d'incompétence.
- Une nouvelle démarche est envisagée auprès du ministère des Domaines pour trouver une issue.
Source : News du Cameroun