À l'occasion de la Journée mondiale contre l'hépatite, Dr Maïre Dehainsala a souligné l'importance du dépistage face à une maladie souvent silencieuse au Tchad.
Dans un entretien, elle a alerté sur les risques que représentent les hépatites virales, dont le diagnostic tardif et le faible taux de vaccination aggravent la situation. Cette inflammation du foie peut se développer sans symptômes apparents, rendant le dépistage crucial.
Les hépatites A et E, bien que transmissibles par l'eau et les aliments, guérissent généralement en quelques mois. En revanche, les types B, C et D présentent des risques chroniques, principalement transmis par voie sexuelle ou par contact sanguin. Dr Dehainsala a précisé que les hépatites B et C sont reconnues comme infections sexuellement transmissibles par l'OMS.
Des traitements antiviraux performants existent, permettant une guérison rapide pour l'hépatite C et un contrôle efficace pour l'hépatite B. Cependant, l'insuffisance de la couverture vaccinale et du dépistage chez les adultes demeure préoccupante. La vaccination des enfants est intégrée dans le calendrier national, mais des efforts supplémentaires sont nécessaires pour éradiquer cette maladie.
Elle appelle à une mobilisation collective pour renforcer la prévention et le dépistage, en insistant sur l'importance de se protéger et de se faire dépister sans attendre.
Ce qu’il faut retenir
- Dr Maïre Dehainsala alerte sur les hépatites virales au Tchad.
- Les hépatites A et E guérissent rapidement, tandis que B et C peuvent devenir chroniques.
- Des traitements efficaces existent, mais le dépistage reste essentiel.
- Le gouvernement intensifie la vaccination, pourtant la couverture reste insuffisante.
Source : Tchad Infos