Le dimanche, une ministre du gouvernement s'est déplacée à Limbé au lendemain de catastrophes naturelles ayant frappé la ville côtière du Cameroun. Des pluies torrentielles ont provoqué l'effondrement de plusieurs talus, causant la mort de trois personnes et détruisant de nombreux logements dans différents quartiers.
Au cœur de ce drame figure la famille de Meh James Duh, rencontrée à l'Hôpital régional. Cet homme a perdu trois enfants, dont une fille enceinte, quand un pan de terrain s'est écroulé sur son habitation du quartier Mbende. Malgré son chagrin, il a remercié la ministre et l'administration pour leur solidarité.
Pauline Nalova Lyonga, visiblement touchée par ces témoignages, a ensuite visité le quartier Mile 3, où cinq maisons ont été rasées. Elle a appelé les résidents des zones jugées dangereuses à accepter les restrictions : « Quand l'État délimite une région à risque, il faut respecter cette limite. Nous sommes aussi responsables de ce qui est arrivé ici ».
Le préfet du Fako a officiellement classé Mokebe Farms et le secteur derrière l'église Deeper Life à Mbende comme zones critiques. Les occupants ont deux semaines pour partir. Cependant, les sinistrés expriment leur crainte : sans aide au relogement, où pourront-ils aller ? Pour répondre à cette urgence, l'enveloppe de 7 millions de FCFA a été débloquée, soulevant la question plus large de l'aménagement du territoire et de l'adaptation aux risques climatiques croissants en Afrique centrale.
Ce qu’il faut retenir
- Trois morts et plusieurs habitations détruites après des glissements de terrain provoqués par les pluies diluviennes à Limbé
- Les autorités imposent une évacuation de deux semaines dans les zones jugées à haut risque, causant des inquiétudes chez les habitants sans solution de relogement
- 7 millions de FCFA débloqués pour l'aide d'urgence aux sinistrés et renforcement des politiques de prévention climatique
Source : Le Bled Parle