Niger : cinq opposants perdent leur nationalité par décret présidentiel

Le régime militaire du Niger a franchi une ligne rouge en signant un décret, le 17 septembre 2026, qui retire provisoirement la nationalité nigérienne à cinq citoyens. Une mesure exceptionnelle fondée sur un arsenal juridique d'exception, ordonnances de 2024 créant un fichier des « menaces nationales ».

Les cinq hommes visés — Amadou Barou Chekaraou, Ouhoumoudou Mahamadou, Oumarou Moussa Ibrahim, Ousmane Abdoul Moumouni et Boubacar Seyni Souley — font l'objet de poursuites pénales pour des motifs politico-sécuritaires : propagation de contenus jugés subversifs, contacts supposés avec des États étrangers, campagnes de démoralisation contre l'armée et l'État.

Cette action du général Abdourahamane Tiani reflète un durcissement du contrôle autoritaire en Afrique de l'Ouest sahélienne. Pour les analystes, elle illustre comment des cadres légaux d'« urgence sécuritaire » deviennent des outils de répression politique. La mesure, bien que présentée comme « provisoire », représente une sanction majeure : perdre sa nationalité équivaut à l'apatridie et à l'expulsion de facto du territoire.

Ce qu’il faut retenir

  • Cinq personnalités nigériennes privées provisoirement de nationalité par décret présidentiel du 17 septembre 2026.
  • Les accusés poursuivis pour diffusion de données perturbantes, liens étrangers présumés et démoralisation de l'armée.
  • Mesure fondée sur des ordonnances d'exception de 2024 instituant un fichier des « menaces aux intérêts stratégiques ».
  • Action révélatrice du renforcement du contrôle autoritaire dans la région sahélienne sous couvert de sécurité.

Source : Alwihda Info

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