La récente élection de Marie Rose Itsana à la tête de l'Union du peuple gabonais (UPG) ne se limite pas à un simple changement à la tête d'un parti historique. Elle marque le début d'une nouvelle ère politique axée sur la protection des libertés fondamentales, que la nouvelle présidente considère comme essentielles à la démocratie.
Dans une déclaration franche, Itsana interpelle les autorités gabonaises sur les dangers d'une restriction progressive des droits civiques, souvent justifiée par des préoccupations de paix et de stabilité. Elle souligne que le véritable signe d'une démocratie réside dans sa capacité à accueillir les critiques, non à les réprimer.
L'ancienne collaboratrice de Pierre Mamboundou déplore un climat où l'expression d'opinions divergentes est souvent perçue comme une menace à l'État, mettant en lumière la vulnérabilité des acteurs politiques et de la société civile face à des pressions et intimidations. "Une nation se renforce par le débat, pas par le silence", insiste-t-elle, rappelant que la grandeur d'une République ne se mesure pas à la répression, mais à son ouverture au dialogue.
Itsana appelle à une opposition responsable, axée sur le respect des institutions et la paix sociale, tout en affirmant que son parti sera vigilant face aux atteintes aux droits garantis par la Constitution. Elle conclut en affirmant que la démocratie se construit dans la confrontation pacifique des idées, et non dans la peur.
Ce qu’il faut retenir
- Marie Rose Itsana devient présidente de l'UPG et prône la défense des libertés publiques.
- Elle dénonce une tendance à restreindre l'espace démocratique sous prétexte de sécurité.
- La nouvelle dirigeante insiste sur l'importance du débat critique pour une démocratie saine.
- Itsana appelle à une vigilance constante face aux menaces sur les droits fondamentaux.
Source : Gabon Actu