Un dimanche chargé d'émotion a marqué le quartier Zogona à Ouagadougou. Des athlètes de tous les âges se sont rassemblés sur le terrain de la SOCOGIB pour célébrer ceux qui ont quitté la communauté. Au-delà du simple ballon rond, cette première édition représente bien davantage : une cérémonie du souvenir transcendant les générations.
La plantation d'un baobab, arbre aux racines profondes et à la durée de vie exceptionnelle, symbolise cette volonté de perpétuer l'héritage des sportifs décédés. Une minute de silence a précédé le coup d'envoi, moment de recueillement où chacun a pu honorer la mémoire de ses pairs.
Les organisateurs, issus du quartier, veulent transformer cette démarche en tradition pérenne. Ouédraogo Roger Gustave, ancien fondateur du Hafia Football Club, souligne que cette initiative, née d'une volonté commune, a reçu l'adhésion de la diaspora burkinabè dispersée en Europe et ailleurs. Pour lui, se souvenir de ceux qui ont marqué l'existence collective dépasse le simple exercice nostalgique : c'est un devoir moral envers la communauté.
Dépuis 1974, date de création du Hafia Football Club, plus de trente membres du club ont disparu. Cette nouvelle dynamique envisage même d'accompagner concrètement les familles des défunts, notamment les veuves et enfants, élargissant ainsi le projet au-delà du symbolique.
Ce qu’il faut retenir
- Un match intergénérationnel et une plantation symbolique de baobab honorent les sportifs décédés du quartier Zogona.
- Plus de trente membres du Hafia Football Club, fondé en 1974, ont disparu depuis sa création.
- Les initiateurs projettent d'étendre l'accompagnement aux familles endeuillées dans les années à venir.
- Le sport demeure, aux yeux des organisateurs, le vecteur privilégié de cohésion et de transmission communautaire.
Source : Burkina 24