Alors que les tensions militaires s'intensifient au Moyen-Orient, Téhéran affirme fermement son droit de contrôle sur le détroit d'Ormuz, passage stratégique par lequel transite une part considérable du pétrole mondial. Un responsable parlementaire iranien a déclaré que toute réouverture de ce corridor maritime passera par l'accord préalable de l'Iran, mettant l'accent sur la capacité militaire du pays à imposer ses conditions face à Washington.
Les États-Unis maintiennent pour leur part que la circulation pétrolière a largement repris, avec environ 15 millions de barils transitant le 2 septembre malgré les tensions. Cette affirmation du vice-président américain JD Vance suggère que le trafic retrouverait un niveau quasi normal, contredisant implicitement les tentatives iraniennes de paralyser le commerce maritime.
La situation s'est considérablement dégradée depuis dimanche, avec des frappes aériennes américaines ciblant directement deux lance-roquettes iraniens sur l'île de Larak. Cette opération, qualifiée de « limitée et précise », constitue la première intervention directe des États-Unis contre des cibles iraniennes en plus d'un mois. Téhéran a riposté en frappant des installations américaines dispersées en Jordanie, au Koweït, à Bahreïn, en Irak et aux Émirats arabes unis, transformant le détroit en zone de confrontation active.
Pour la région CEMAC, où plusieurs États dépendent des importations énergétiques mondiales, tout blocage prolongé d'Ormuz aurait des répercussions directes sur les prix de l'énergie et les coûts logistiques. Les bilans américains font état d'au moins 18 décès et 142 blessés côté iranien entre fin août et début septembre.
Ce qu’il faut retenir
- L'Iran refuse catégoriquement la réouverture du détroit sans son consentement explicite, affirmant sa capacité opérationnelle.
- Les États-Unis rapportent un flux pétrolier quasi restauré avec 15 millions de barils passés en transit malgré les hostilités.
- Escalade directe : frappes américaines sur Larak suivies de représailles iraniennes coordonnées en quatre pays.
- Les enjeux énergétiques globaux impactent l'Afrique centrale par les marchés mondiaux et la chaîne d'approvisionnement.
Source : Africanews