Une ancienne fierté sportive sombre dans le délabrement. Le stade de Diguel, jadis centre névralgique des activités athlétiques à N'Djaména, révèle aujourd'hui un tableau navrant : infrastructure livrée à elle-même, envahie par la flore sauvage et transformée en lieu de dépôt anarchique.
Les observations récentes témoignent d'une dégradation progressive mais systématique. Les gradins aux teintes jadis attrayantes — bleu, jaune, rouge — disparaissent sous un fouillis de végétation exubérante. Métal et béton, autrefois éléments porteurs de vie sportive, incarnent désormais l'inertie d'une collectivité.
Mais le constat s'aggrave. Des ruminants en liberté fouillent sans entraves le terrain de jeu et les espaces attenants. Parallèlement, ordures et matériaux divers s'accumulent aux périphéries, convertissant progressivement l'enceinte en décharge improvisée. Pour la jeunesse locale et les sportifs en quête d'installations dignes, cette réalité pose question sur les priorités municipales et nationales.
Les observateurs convergent sur un diagnostic : la restauration du stade de Diguel n'est plus optionnelle mais impérative. Un tel équipement, une fois réhabilité, pourrait relancer le dynamisme sportif régional et offrir aux populations une infrastructure à la hauteur de leurs attentes.
Ce qu’il faut retenir
- Végétation sauvage envahit totalement gradins, structures métalliques et aires de compétition du stade.
- Troupeaux de bovins divaguent librement sur terrain et installations, accélérant dégradation physique.
- Accumulation croissante de déchets transforme progressivement enceinte sportive en dépotoir informel.
- Réhabilitation jugée urgente par jeunes et athlètes pour restaurer capacité d'accueil du site.
Source : Alwihda Info