La justice tchadienne s'est saisie d'une affaire mêlant pratiques occultes et diffamation, mardi 1er septembre 2026 devant le tribunal de grande instance de N'Djamena. Au cœur du dossier : les accusations portées par un marabout contre un avocat et sa belle-sœur, soupçonnés d'avoir ensorcelé une femme décédée.
Le conflit a germé suite au décès contesté d'une personne. Refusant d'accepter une mort naturelle, la famille du défunt a consulté un devin traditionnel. Celui-ci a affirmé que la disparition résultait d'un acte de malveillance dirigé par un juriste et sa parente. Estimant son honneur entaché, l'avocat a engagé des poursuites contre le marabout et les deux autres accusés pour diffamation, menaces et fausses dénonciations.
Durante l'audience, les magistrats ont décidé de convoquer le devin par dépôt d'amener, pour l'interroger sur les bases de ses assertions. L'instance a ajourné le jugement, permettant aux deux parties de préparer leurs arguments en vue du prochain rendez-vous judiciaire.
Ce qu’il faut retenir
- Le tribunal ordonne la comparution forcée du marabout pour témoigner de ses accusations
- L'avocat poursuit trois personnes pour diffamation et dénonciation calomnieuse
- L'affaire révèle tensions entre croyances traditionnelles et justice moderne au Tchad
Source : Alwihda Info