À l'approche d'une élection cruciale pour la présidence de la FIFA, l'enjeu dépasse la simple désignation d'un leader. Il s'agit de définir l'avenir du football mondial et la manière dont il doit évoluer. Pour les 54 fédérations africaines, cette échéance représente une opportunité de réaffirmer leur identité et leurs priorités.
Plutôt que de se focaliser sur le nom du prochain dirigeant, l'urgence pour chaque nation africaine est de déterminer quelle modèle de football elle souhaite promouvoir. Cette démarche préalable permettra ensuite de choisir la FIFA et le président les plus à même de concrétiser cette vision. L'aide au développement apportée par la FIFA est essentielle, mais elle doit viser à renforcer l'autonomie des fédérations, et non à créer une dépendance.
L'unité du continent ne doit pas se traduire par un vote groupé et uniforme. Au contraire, une Afrique du football forte se caractérise par des fédérations indépendantes, capables de définir et de défendre leurs propres stratégies. Cette indépendance implique de résister aux pressions externes, qu'elles soient politiques, financières ou personnelles. Le vote appartient aux fédérations, et in fine, au football qu'elles servent.
Les débats futurs devront aborder des questions fondamentales comme la transparence, la répartition des ressources, la représentation, le calendrier international et la gouvernance. L'Afrique doit aborder ces discussions avec 54 projets footballistiques distincts, reflétant la diversité des réalités locales, de la formation des jeunes au financement des clubs.
Ce qu’il faut retenir
- L'élection à la FIFA doit d'abord définir une vision du football avant de choisir un leader.
- Les 54 fédérations africaines ont des réalités diverses, nécessitant des priorités propres.
- L'indépendance du vote est primordiale, sans céder aux pressions externes.
- L'unité africaine réside dans la liberté de chaque fédération de choisir sa voie.
Source : Burkina 24