Au Tchad, les filles sont loin d'avoir les mêmes opportunités scolaires que leurs frères. Selon les données de l'UNESCO, seules 38 % d'entre elles terminent le cycle primaire, tandis que le taux atteint 49 % chez les garçons. Ces chiffres révèlent des inégalités criantes qui menacent le développement du pays tout entier.
La pauvreté reste le premier obstacle à surmonter. De nombreuses familles tchadiennes, confrontées à des ressources limitées, font le choix de scolariser prioritairement les enfants mâles, sacrifiant l'avenir des filles. S'ajoute à cela un fléau persistant : les mariages et les grossesses précoces, qui arrachent les adolescentes aux salles de classe. L'UNICEF rapporte que 55 % des femmes âgées de 20 à 49 ans ont été mariées avant leurs 18 ans, interrompant ainsi leurs études.
Descentaines de kilomètres séparent parfois les écoles des villages, tandis que les inégalités sociales creusent davantage les écarts. Pourtant, les experts le confirment : investir dans l'éducation des filles produit des effets bénéfiques mesurables sur la stabilité sociale, la santé publique et la dynamique économique régionale. Ces dernières années, le gouvernement et ses partenaires internationaux ont intensifié leurs efforts, avec l'UNICEF appuyant plus de 100 000 écolières à travers des constructions d'infrastructure et des formations d'enseignants.
Ce qu’il faut retenir
- Le taux d'achèvement du primaire oscille à 38 % pour les filles contre 49 % pour les garçons au Tchad
- Plus de la moitié des femmes tchadiennes ont connu un mariage avant 18 ans, compromettant leur scolarité
- L'UNICEF accompagne plus de 100 000 filles via des infrastructures scolaires et la professionnalisation des maîtres
- Les collectivités, la société civile et les familles doivent s'engager ensemble pour transformer cette situation
Source : Alwihda Info