Le Tchad quitte la CPI après des pressions américaines sur le Statut de Rome

Le retrait du Tchad de la Cour pénale internationale, annoncé fin juillet, n'a pas surpris Washington. Quelques jours avant la notification officielle au secrétariat de l'ONU, les autorités américaines avaient directement interpellé N'Djamena sur son maintien dans cette institution judiciaire internationale.

Cette démarche diplomatique remonte au 23 juillet, lors d'un appel téléphonique entre Abdoulaye Sabre Fadoul, ministre d'État aux Affaires étrangères, et Frank W. Garcia Jr., sous-secrétaire d'État américain pour les questions africaines. L'initiative venait de Washington, qui souhaitait discuter des inquiétudes relatives au fonctionnement de la CPI.

Le chef de la diplomatie tchadienne a reconnu partager certaines critiques envers la Cour : fonctionnement jugé déséquilibré et concentration des enquêtes sur le continent africain. Il a néanmoins insisté sur la nécessité de préserver la souveraineté nationale face à ces enjeux.

Qu'atre jours après cet entretien, le Gouvernement de Transition avait formellement notifié son retrait du Statut de Rome. Cette décision fait du Tchad le cinquième pays africain à quitter la CPI, rejoignant une dynamique régionale marquée par des critiques croissantes envers l'institution.

Ce qu’il faut retenir

  • Les États-Unis ont poussé le Tchad à reconsidérer son adhésion à la CPI avant son départ officiel.
  • N'Djamena dénonce un fonctionnement inégal de la Cour et une focalisation sur les enquêtes africaines.
  • Le Tchad devient le cinquième État africain à se retirer du Statut de Rome de la CPI.

Source : Tchad Infos

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