À Libreville, un collectif d'organisations non gouvernementales (ONG) a décidé d'agir contre la montée des cyberattaques, en particulier le piratage des comptes sur les réseaux sociaux tels que WhatsApp et Facebook. Ce groupe a déposé des plaintes auprès de plusieurs instances judiciaires, après avoir reçu environ cinquante témoignages de victimes issues de divers milieux sociaux.
Les ONG pointent du doigt l'usage intensif des réseaux privés virtuels (VPN) comme une des causes majeures de cette recrudescence. Ces outils sont souvent utilisés par les Gabonais pour contourner la suspension des réseaux sociaux, instaurée par la Haute Autorité de la communication (HAC) depuis le 17 février 2023. Patrice Thérence Mezui, président de la Ligue nationale des droits humains, a souligné que les numéros associés aux cyberattaques proviennent généralement d'indicatifs étrangers, suggérant que les pirates pourraient opérer depuis l'extérieur du pays.
Le collectif dénonce une atteinte aux libertés fondamentales garanties par la Constitution, tandis que les juridictions saisies se déclarent incompétentes pour traiter ces plaintes. En attendant une réponse du Conseil d'État, les ONG réclament la réouverture immédiate des réseaux sociaux et l'adoption d'une nouvelle loi sur leur usage, récemment votée par le Parlement. Elles plaident aussi pour l'ouverture d'un dialogue national sur les questions liées à Internet et à la communication.
Ce qu’il faut retenir
- Un collectif d'ONG gabonaises dépose plainte contre la hausse des cyberattaques.
- Les cyberattaques sont liées à l'utilisation massive des VPN pour contourner la censure.
- Les plaintes révèlent une atteinte aux libertés fondamentales selon les ONG.
- Le collectif exige la levée de la suspension des réseaux sociaux et l'adoption d'une nouvelle loi.
Source : Gabon Actu