Le président camerounais demeure absent de son pays depuis soixante jours. Officiellement en séjour privé en Europe, Paul Biya n'a communiqué aucune date de réintégration, alimentant ainsi les interrogations au sein de la classe politique et de la société civile camerounaise.
Sa délégation s'est établie à l'hôtel genevois InterContinental, tandis que circuleraient des informations selon lesquelles le chef de l'État suivrait un traitement médical dans une clinique locale. Le gouvernement camerounais n'a cependant pas confirmé officiellement ces allégations relatives à sa santé.
Face à cette situation inédite, le ministre porte-parole René Emmanuel Sadi a tenté de rassurer l'opinion en déclarant sur les ondes de RFI que le président est vivant, qu'il n'a pas abandonné ses fonctions, et qu'il reviendra « très prochainement ». Néanmoins, cette promesse vague ne dissipe pas le malaise. À 93 ans et après plus de quarante années au pouvoir, Paul Biya doit gérer une crise politique, économique et sécuritaire majeure au Cameroun — une situation qui rend son absence particulièrement préoccupante pour la stabilité institutionnelle de la région CEMAC.
Ce qu’il faut retenir
- Le chef de l'État camerounais absent depuis deux mois sans communication sur sa date de retour, malgré les assurances gouvernementales.
- Rumeurs persistantes sur un suivi médical en Suisse, infirmées par les autorités qui maintiennent le silence officiel.
- Inquiétudes croissantes dans la région face à l'absence prolongée du président lors de crises majeures au Cameroun.
Source : Le Bled Parle