N'Djaména voit émerger une préoccupation grandissante : des milliers de jeunes, majoritairement entre 12 et 14 ans, consacrent des journées entières à des jeux de combat en ligne sur leurs téléphones. Cette immersion prolongée dans des univers violents soulève des questions cruciales auprès des familles et du monde éducatif.
Dans les quartiers de la capitale tchadienne, le constat est similaire : enfants et adolescents s'isolent progressivement, adoptant le vocabulaire brutal des jeux numériques, scandant des ordres de destruction. Des specialists estiment que cette exposition intensive à des scénarios guerriers, sans supervision, risque d'altérer le rapport à la violence, les modes d'expression et les valeurs sociales en construction chez les enfants.
Le phénomène révèle un déséquilibre préoccupant : le temps consacré aux écrans grignoте celui réservé à la scolarité, aux loisirs physiques ou aux liens familiaux. Cette tendance oblige parents et éducateurs à s'interroger sur leur capacité d'encadrement. Au Tchad comme ailleurs en Afrique centrale, où l'accès à internet se généralise, la responsabilité parentale et l'éducation aux médias numériques deviennent des enjeux prioritaires pour assurer que la nouvelle génération maîtrise ces outils plutôt que d'en être victime.
Ce qu’il faut retenir
- Des enfants tchadiens de 12-14 ans passent des heures quotidiennes sur jeux de guerre numériques, au détriment des études et famille
- Spécialistes redoutent effets comportementaux : normalisation de la violence, langage agressif, perte de repères éducatifs chez mineurs
- Parents et éducateurs réclament dialogue intergénérationnel accru et accompagnement numérique comme pilier de formation civique
Source : Alwihda Info