À l'Assemblée nationale française, le général Ousmane Dillo a martelé son refus de toute compensation financière concernant le décès de son frère Yaya Dillo, opposant politique et leader du Parti socialiste sans frontières (PSF). Cet événement du 9 septembre 2026, retransmis en direct, réunissait élus français, militants et juristes mobilisés autour de la question de l'impunité au Tchad.
Le frère du défunt a explicitement rejeté le recours à une diya — cet arrangement coutumier désignant une indemnité versée à la famille — afin de maintenir ouverte la voie judiciaire. Selon lui, les autorités tchadiennes auraient envisagé de « régler » l'affaire par ce biais lors de son retour au pays après des soins à l'étranger, initiative qu'il a refusée de front.
Au cours de cette réunion, Ousmane Dillo a également révélé avoir été arrêté par les Forces de soutien rapide soudanaises avant d'être remis aux autorités nationales. Il attribue sa libération ultérieure à une plainte déposée auprès des instances françaises.
Les participants — notamment le député Aurélien Taché, des représentants du PSF et des juristes — ont renouvelé leur engagement à poursuivre les investigations, tant au plan national qu'international, pour établir les responsabilités dans la mort de Yaya Dillo et des autres victimes de 2022 et 2024.
Ce qu’il faut retenir
- Ousmane Dillo refuse catégoriquement toute compensation financière et réaffirme sa volonté de poursuites judiciaires contre les responsables présumés.
- Le frère de l'opposant tchadien décédé dénonce les tentatives de règlement amiable entreprises par les autorités de N'Djamena.
- Les soutiens de Yaya Dillo s'engagent à mobiliser l'ensemble des recours légaux disponibles, locaux comme internationaux, pour obtenir une justice impartiale.
Source : Alwihda Info