Le Conseil National de l'Ordre des Médecins du Tchad tire la sonnette d'alarme après une tragédie sanitaire dans le Moyen-Chari. Trois jeunes ont perdu la vie suite à des interventions de circoncision réalisées hors de tout cadre médical adéquat, a révélé un communiqué diffusé le 27 août 2026.
Cette situation d'urgence reflète un problème endémique en Afrique centrale : l'absence de contrôle sur les pratiques médicales traditionnelles. Bien que largement répandue dans la région, la circoncision demeure une intervention qui comporte des risques importants lorsqu'elle échappe à l'encadrement sanitaire. Les complications liées aux conditions défaillantes d'hygiène — hémorragies, infections bactériennes, mutilations — peuvent s'avérer fatales.
Le Dr Mahamat Hissein Ali, président de l'Ordre, a exprimé sa « profonde consternation » et présenté ses condoléances aux familles. L'institution salue également la mobilisation du Dr Helngada Christophe, responsable provincial au Moyen-Chari, qui appelle à renforcer la vigilance.
L'Ordre national exige maintenant que l'État intensifie sa lutte contre l'exercice illégal de la médecine. Les familles sont également invitées à confier ces actes exclusivement à des praticiens diplômés dans des structures sanitaires reconnues, seule garantie de sécurité pour les enfants.
Ce qu’il faut retenir
- Trois décès d'enfants enregistrés au Moyen-Chari suite à circoncisions effectuées sans encadrement médical professionnel
- L'Ordre dénonce l'absence d'hygiène et de qualification des praticiens, sources de complications potentiellement mortelles
- Appel aux autorités pour criminaliser l'exercice illégal de la médecine et protéger la population
Source : Tchad Infos