Le sud du Tchad s'organise pour l'accès à la formation médicale. Lundi 14 septembre 2026, l'Université de N'Djamena a ouvert ses portes via un centre d'examen à Moundou pour sélectionner les futurs paramédicaux et spécialistes du domaine sanitaire. Cette mobilisation rassemble des postulants venus de six régions du sud du pays.
Madjibeye Chimène, coordinatrice nationale des examens supérieurs, a donné le coup d'envoi des épreuves au lycée Adoum Dallah. Au programme : six filières distinctes cherchant à combler les besoins croissants du secteur de la santé en Afrique centrale. Biomédicale, nutrition, obstétrique, ophtalmologie, soins infirmiers et anesthésie constituent les domaines d'accueil pour ces candidats.
L'initiative révèle une dynamique féminine remarquable : près de 28 % des inscrits sont des jeunes femmes, particulièrement nombreuses dans les filières biomédicale et infirmière. Un signal positif pour la féminisation des métiers paramédicaux dans une région confrontée à des pénuries chroniques de personnel médical.
Le système tchadien mise sur ces formations courtes pour répondre rapidement aux urgences sanitaires régionales, contrairement au long cursus des médecins généralistes qui requiert plusieurs années d'études.
Ce qu’il faut retenir
- 280 candidats du sud du Tchad concourent pour intégrer six spécialités paramédicales à l'Université de N'Djamena
- 78 jeunes femmes participent, marquant un engouement croissant pour les carrières dans le domaine sanitaire
- Six provinces sont représentées : Pala, Léré, Bongor, Sarh, Koumra et Doba convergent vers Moundou
- Les formations courtes constituent une alternative rapide face aux besoins pressants en ressources humaines médicales
Source : Tchad Infos