Les pays de la CEMAC, après avoir consacré 2 700 milliards de FCFA à subventionner les carburants, sont désormais confrontés à une situation budgétaire délicate. La BEAC met en garde contre l'impossibilité de reproduire cet effort en cas de nouveau choc pétrolier.
La région a vécu une expérience similaire en 2022-2023, avec la guerre en Ukraine, et les gouvernements ont dû prendre des mesures pour amortir le choc. Mais cette fois, les marges budgétaires sont nettement réduites.
La Banque centrale estime qu'une crise prolongée au Moyen-Orient pourrait contraindre les gouvernements à relever les prix des carburants à la pompe, ce qui aurait des conséquences sociales et économiques importantes.
La BEAC souligne donc la nécessité d'engager des réformes structurelles pour renforcer la résilience de la sous-région face à de futurs chocs.
Ce qu’il faut retenir
- 2 700 milliards de FCFA de subventions énergétiques
- Marges budgétaires réduites
- Risques de hausse des prix des carburants
- Nécessité de réformes structurelles
Source : Tchad Infos