Une juridiction spécialisée soudanaise vient de prononcer des sentences capitales contre seize responsables, dont Mohamed Hamdan Daqlo, le commandant des forces de soutien rapide. Ces verdicts concernent le meurtre du gouverneur régional et une série de violations graves perpétrées dans l'État du Darfour-Ouest.
Le tribunal antiérroriste de Port-Soudan, présidé par le magistrat Khawad Mohamed Al-Amin, a établi que les accusés sont responsables non seulement d'assassinat politique, mais aussi de crimes de guerre, de crimes contre l'humanité et d'actes génocidaires. La cour a notamment reproché aux condamnés d'avoir orchestré une campagne systématique visant spécifiquement la communauté masalit, entraînant massacres, viols massifs, incendies et déplacements forcés de populations entières.
Selon les motivations du jugement, les suspects auraient détourné l'appareil d'État et ses ressources militaires pour commettre ces forfaits, transformant le Darfour-Ouest en zone de destruction généralisée. Le tribunal a souligné que ces agissements violent à la fois la législation pénale soudanaise et les instruments du droit international, notamment la Convention de 1948 sur le génocide et les Conventions de Genève de 1949. L'absence de ces accusés à l'audience — condamnation par contumace — n'a nullement affaibli la conviction du tribunal. Les autorités soudanaises ont sollicité l'intervention d'Interpol pour l'arrestation et l'extradition des condamnés, tandis que la confiscation de leurs avoirs au profit de l'État a également été ordonnée.
Ce qu’il faut retenir
- Seize dirigeants, dont le chef Hamidti, condamnés à mort par pendaison pour génocide et crimes contre l'humanité au Darfour-Ouest
- Les accusations incluent le meurtre du gouverneur, massacres systématiques de civils, viols massifs et destruction urbaine
- Interpol saisi pour arrêter et extrader les condamnés ; confiscation de leurs biens ordonnée par la Cour
Source : Alwihda Info