En réaction au licenciement abusif d'une employée chez Mercure Logistique, la figure centrafricaine Ousna Sabé a tenu un discours tonique sur les libertés fondamentales. Elle rappelle qu'aucune disposition légale n'impose d'affection envers le président ni n'interdit l'opposition politique.
Dénoncerles injustices n'équivaut pas à être un dissident politique, insiste-t-elle. Bien que le respect de la fonction présidentielle soit dû, rien n'oblige les citoyens à adhérer à la vision présidentielle. Ce message s'adresse particulièrement à ceux paralysés par la peur de représailles.
Ousna Sabé étaye son propos en s'appuyant sur quinze ans d'observations dans des entreprises dirigées par des ressortissants libanais. Elle y a relevé des cas de licenciements abusifs, d'humiliations psychologiques et physiques. Elle exhorte les victimes à briser le silence et interpelle les institutions de protection des travailleurs, notamment l'inspection du travail et les juristes spécialisées.
Ce qu’il faut retenir
- Aucune loi n'interdit l'opposition politique ou n'oblige à aimer le président.
- Dénoncer des abus ne signifie pas être un opposant politique, clarifie Sabé.
- Elle incite les travailleurs victimes à témoigner plutôt que de rester silencieux.
- Les institutions doivent mieux protéger les salariés sans connexions influentes.
Source : Corbeau News Centrafrique