La diplomatie suisse intensifie son engagement dans la dynamique sahélienne. Cédrine Berney, envoyée spéciale de la Confédération pour cette région stratégique, s'est entretenue mercredi 17 juin 2026 avec Karamoko Jean Marie Traoré, ministre burkinabè des Affaires étrangères, afin d'évaluer les enjeux sécuritaires et politiques du moment.
Cet échange s'inscrit dans une volonté helvétique de mieux comprendre les mouvements qui structurent l'espace sahélien, particulièrement autour de l'Alliance des États du Sahel (AES). Pour Ouagadougou, il s'agissait de faire valoir les progrès enregistrés sur le front antiterroriste et de rétablir les faits face à ce que le gouvernement juge être une couverture médiatique déformée.
Le responsable burkinabè a dénoncé un narratif qu'il estime délibérément négatif, imputant à des acteurs externes la responsabilité d'alimenter l'instabilité. Selon lui, certaines puissances extérieures ont intérêt à maintenir le chaos régional plutôt que de soutenir véritablement les États affectés. Berne, de son côté, a présenté les projets de collaboration qu'elle souhaite lancer en partenariat avec l'AES, pourvu qu'ils reposent sur des principes de sincérité mutuelle et de reconnaissance des potentiels locaux.
Ce qu’il faut retenir
- L'envoyée spéciale suisse visite Ouagadougou pour évaluer la situation sahélienne et les orientations de l'AES.
- Le Burkina conteste le narratif international pessimiste en soulignant des progrès contre la menace terroriste.
- La Suisse prépare des initiatives de coopération avec la Confédération AES et ses États membres.
- Ouagadougou critique les intérêts extérieurs qui profitent de l'instabilité régionale.
Source : Burkina 24