Les récentes révélations mettent en lumière une manœuvre alarmante de Faustin-Archange Touadéra, président de la Centrafrique, visant à instrumentaliser la communauté islamique du pays pour ses propres intérêts politiques.
Depuis la mort de l'Imam Oumar Kobine Layama en 2020, la direction du Conseil Supérieur Islamique de Centrafrique (CSISCA) a été sous l'emprise d'Ahmat Deléris Rator, un tchadien, qui a transformé cette institution religieuse en un outil au service du pouvoir en place, le Mouvement Cœurs Unis (MCU).
Des fonds considérables, parfois en provenance de réseaux tchadiens, ont été injectés pour soutenir cette manœuvre, notamment des millions de francs CFA destinés à des campagnes électorales. En parallèle, Touadéra a été accusé de financer des assemblées générales fictives pour évincer les véritables représentants de la communauté, renforçant ainsi son emprise sur la scène religieuse.
Face à cette situation, les imams centrafricains légitimes se trouvent dans une position délicate, confrontés à une manipulation flagrante qui remet en cause l'indépendance spirituelle des musulmans. Alors que la communauté cherche un leader de souche pour éviter un vide de légitimité, les enjeux financiers, notamment un financement de 34 milliards de francs CFA d'Abu Dhabi, viennent compliquer la donne.
Les prochaines semaines s'annoncent décisives pour la communauté islamique en Centrafrique, alors que l'ombre des manipulations politiques continue de planer sur ses institutions.
Ce qu’il faut retenir
- Faustin-Archange Touadéra manipule la communauté islamique pour des intérêts politiques.
- Ahmat Deléris Rator, un tchadien, dirige le CSISCA sans légitimité depuis 2020.
- Des millions de francs CFA ont été utilisés pour soutenir des pratiques douteuses.
- La communauté islamique cherche désespérément un leader centrafricain légitime.
Source : Corbeau News Centrafrique