La gestion des Forces armées centrafricaines (FACA) est de plus en plus controversée, avec des allégations de népotisme au sein de la hiérarchie militaire. Le général Zéphirin Mamadou, chef d'état-major, aurait transformé l'armée en une entreprise familiale, nommant son fils, Jordy Mamadou, âgé de 27 ans, à un poste clé de la logistique. Cette nomination soulève des questions sur la transparence et l'intégrité des décisions au sein de l'armée.
Au lieu de servir sur le terrain, Jordy Mamadou contrôle la gestion des moyens de mobilité, des équipements et des infrastructures militaires depuis Bangui. Ce décalage entre sa position et la réalité du service militaire est symptomatique d'une dérive qui semble ignorer les besoins des soldats de base. Pendant que les jeunes centrafricains peinent à accéder à des opportunités, le fils Mamadou profite d'une ascension fulgurante, échappant aux lois internationales concernant l'intégration des mineurs dans l'armée.
L'impunité dont bénéficie le général Mamadou interroge sur le rôle du président Faustin-Archange Touadéra, qui, selon certaines sources, aurait pactisé avec le général pour assurer sa propre position. Alors que la colère monte au sein des troupes, il est urgent de questionner l'avenir des FACA et la légitimité de sa direction.
Ce qu’il faut retenir
- Le général Zéphirin Mamadou a nommé son fils à un poste clé des FACA.
- Jordy Mamadou, 27 ans, gère la logistique militaire depuis Bangui.
- La situation soulève des accusations de népotisme et d'impunité.
- Le président Touadéra pourrait complice de cette dérive au sein des FACA.
Source : Corbeau News Centrafrique