À l'occasion du Forum africain de l'eau réuni à N'Djamena les 15 et 16 juillet 2026, la Commission Nationale des Droits de l'Homme du Tchad a lancé un appel sans détour aux décideurs du continent. L'accès à l'eau potable n'est pas qu'une question technique ou économique : c'est un droit humain inviolable, garanti par les textes internationaux et régionaux que le Tchad a lui-même ratifiés.
Belngar Larmé Jacques, président de la CNDH, a rappelé que l'eau conditionne la réalisation d'autres libertés fondamentales — santé, alimentation, logement, environnement sain. Or, le Tchad et ses voisins sahéliens subissent de plein fouet le changement climatique, la désertification galopante, les crises du bassin du Lac-Tchad et les conflits récurrents entre agriculteurs et éleveurs. Les populations rurales, les femmes, les enfants et les communautés en détresse en paient le prix le plus lourd.
Face à ces enjeux critiques pour la cohésion sociale et la sécurité alimentaire, la CNDH trace un chemin d'action : gouvernements et bailleurs doivent investir massivement dans les infrastructures hydrauliques, les pouvoirs publics doivent piloter une gestion intégrée et transparente de l'eau, et tous les acteurs — société civile, autorités coutumières, secteur privé — doivent s'engager selon les principes des droits humains.
Ce qu’il faut retenir
- La CNDH réaffirme que l'accès à l'eau est un droit humain reconnu par le droit international et la charte africaine.
- Le Tchad doit multiplier les infrastructures hydrauliques pour l'agriculture, l'élevage et l'eau potable, et prévenir les conflits intercommunautaires.
- Gouvernements, partenaires financiers et sociétés civiles doivent garantir une gestion inclusive, participative et respectueuse de l'environnement.
- L'évaluation régulière des progrès doit associer les institutions nationales, la société civile et les communautés affectées.
Source : Alwihda Info