Une société liée à une ancienne ministre équato-guinéenne percevrait une somme conséquente pour la gestion du Parc National de Malabo. Les révélations du journal Diario Rombe soulèvent des questions sur l'attribution de ce marché public, qui représente plus de la moitié du budget annuel de l'institution.
L'enquête met en lumière les flux financiers entre le Trésor public et des entreprises privées, souvent liées à des personnalités du régime. Au cœur de la polémique, Legum Construcciones SL, une société dont Guillermina Mekuy Mba Obono, ex-ministre de la Culture et du Tourisme, était la représentante légale au moment de sa constitution. Cette entreprise bénéficierait d'un contrat mensuel de 18 millions de francs CFA pour assurer l'entretien du Parc National de Malabo.
Ce montant, qui équivaut à 216 millions de FCFA par an, soulève des interrogations quant à la transparence du processus d'attribution. Le parc, qui reçoit au total 34 millions de FCFA par mois, alloue ainsi plus de la moitié de ses fonds à ce seul contrat de maintenance, alors qu'il compte 132 employés. Les détails des prestations incluses dans ce contrat et les mécanismes de contrôle des dépenses restent flous, alimentant les interrogations sur une potentielle mauvaise gestion des fonds publics.
Ce qu’il faut retenir
- Une entreprise liée à une ex-ministre reçoit 18 millions FCFA par mois pour l'entretien du Parc National de Malabo.
- Ce contrat représente plus de 52% du budget mensuel alloué au parc, soit 216 millions FCFA par an.
- L'attribution du marché soulève des questions sur la transparence et le contrôle des fonds publics en Guinée Équatoriale.
Source : Diario Rombe