N'Djaména accueille dès septembre un rendez-vous majeur pour l'agroalimentaire régional. Durant deux jours, le Tchad réunit ses acteurs de la chaîne alimentaire autour d'un enjeu devenu stratégique : harmoniser les pratiques sanitaires selon les standards internationaux.
L'Agence tchadienne de normalisation (ATNOR) pilote ce séminaire national dans le cadre du programme mondial « Standards for Sustainability » (S4S) porté par l'Organisation internationale de normalisation (ISO). Au cœur du débat : la norme ISO 22000:2018, adoptée officiellement par le Tchad en février 2026, qui encadre les systèmes de gestion de la sécurité des denrées.
Cette mobilisation intervient dans un contexte géopolitique précis. Le Tchad, comme les autres États de la CEMAC, fait face aux exigences de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf) et doit accélérer la conformité de ses entreprises pour rester compétitif. Le ministre du Commerce et de l'Industrie, Dr Guibolo Fanga Mathieu, a tracé un objectif ambitieux : transformer « Made in Tchad » en label de qualité reconnu aux échelles africaine et mondiale.
La directrice générale de l'ATNOR, Nézilé Ousmane Elimi, a rappelé que cette transformation exige bien plus qu'un cadre normatif : elle impose une synergie entre gouvernement, entreprises privées, laboratoires et partenaires techniques, notamment la Coopération suisse présente au séminaire.
Ce qu’il faut retenir
- Adoption officielle en février 2026 de la norme ISO 22000:2018 comme standard tchadien de sécurité alimentaire
- N'Djaména réunit décideurs gouvernementaux, experts ISO, secteur privé et bailleurs pour deux jours d'échanges et de démonstrations
- Le gouvernement vise à positionner les produits tchadiens comme fiables et compétitifs dans l'espace commercial africain libéralisé
Source : Tchad Infos