Le président tunisien Kaïs Saied a convoqué ses ministres clés pour finaliser la loi de finances de l'exercice à venir. Lors de cette réunion tenue au Palais de Carthage le 15 septembre, il a tracé les grandes lignes d'une politique budgétaire axée sur l'emploi, l'équilibre régional et la simplification administrative.
Dans un contexte où les citoyens font face à des défaillances récurrentes des services essentiels, le chef de l'État a dénoncé les entraves bureaucratiques qui paralysent les investisseurs privés. Il a appelé les responsables gouvernementaux à incarner une réelle responsabilité, affirmant que les États se construisent par l'action, non par l'inertie.
Cependant, Saied a également évoqué des soupçons troublants. Il a qualifié les récentes pénuries d'eau et d'électricité, survenues en période de chaleur extrême et accompagnées de coupures réseau et d'incendies, non comme des défaillances ordinaires, mais comme des actes délibérés visant à déstabiliser la population. Le président a aussi interpellé les figures de l'ancien régime, les accusant de manipuler les mouvements de protestation pour redorer leur image.
Ce qu’il faut retenir
- Le projet budgétaire 2025 doit s'aligner sur le plan quinquennal pour réduire les inégalités régionales et créer de l'emploi.
- Allègement fiscal et déverrouillage des procédures administratives figurent parmi les priorités pour relancer l'initiative privée.
- Saied impute les perturbations des services publics à des sabotages délibérés, pas à des défaillances techniques ordinaires.
- Des anciens responsables chercheraient à instrumentaliser le mécontentement populaire, selon le chef de l'État.
Source : Alwihda Info