Le continent africain retrouve une place centrale dans les débats de l'Assemblée générale des Nations unies, qui s'ouvre le 22 septembre à New York. Une résolution adoptée le 4 septembre — avec 149 votes en faveur et une seule opposition, celle des États-Unis — marque un tournant symbolique : la cartographie mondiale reconnaît enfin les véritables proportions de l'Afrique.
Cependant, cette visibilité accrue coïncide avec une accumulation de crises pressantes. Le conflit qui ravage l'est de la République démocratique du Congo mobilise désormais deux processus diplomatiques parallèles, pilotés depuis Washington et Doha. En Sahara occidental, l'enjeu reste cristallisé autour du plan d'autonomie et du sort de la Minurso, la mission onusienne chargée d'organiser un référendum, dont l'évaluation sera déterminante avant le 31 octobre.
Le programme de cette 81e session s'annonce chargé : la succession du secrétaire général António Guterres, les guerres actives en Afrique de l'Ouest et centrale, ainsi qu'une résurgence alarmante d'Ebola figurent parmi les priorités. Pour la région CEMAC, ces débats porteront directement sur la stabilité et la sécurité régionales.
Ce qu’il faut retenir
- Une cartographie mondiale enfin ajustée pour l'Afrique, validée par 149 pays le 4 septembre
- Crises actives au Sahara occidental et en RDC orientale nécessitant des médiations internationales
- Enjeu majeur : succession du secrétaire général Guterres et guerres en cours en Afrique
- Foyers épidémiologiques d'Ebola et instabilité régionale au cœur des discussions onusiennes
Source : The Africa Report