Un accident de la circulation survenu le 26 juin à Sibiti, en Lékoumou, aurait fait davantage de victimes que ne l'ont initialement annoncé les autorités. Alors que les communications officielles évoquaient cinq décès, plusieurs sources locales affirment que le drame a emporté sept personnes au total, suscitant des interrogations sur la transparence des informations diffusées.
Parmi les victimes oubliées figurent Gertrude Mankou Bouanga, 55 ans, décédée immédiatement lors de l'impact, et Lambert Bamboundinina, 64 ans, admis à l'hôpital avant de succomber à ses blessures quelques heures plus tard. Les deux membres de la famille Mayanith, résidant à Dolisie, se rendaient aux funérailles d'une belle-sœur lorsqu'ils ont été impliqués dans la collision avec un taxi. Un troisième passager, Bernard Ngoma Ngouma, reste hospitalisé en soins intensifs.
La collision a opposé le taxi à des élèves circulant à moto pour fêter la fin de leurs examens. Trois adolescents ont péri sur le coup, un quatrième décédant le lendemain. Le chauffeur du taxi a également trouvé la mort. Cette discrétion sur le sort des victimes civiles alimente les débat dans la société congolaise, notamment sur les réseaux sociaux. Le ministre de l'Éducation, Jean Luc Mouthou, s'est déplacé à Sibiti fin juin pour présenter les condoléances gouvernementales, rappelant l'avenir prometteur des adolescents disparus, tandis que des questions pratiques restent sans réponse quant aux responsabilités d'assurance et aux charges financières pesant sur les familles endeuillées.
Ce qu’il faut retenir
- Selon des sources locales, sept personnes ont péri dans le drame, dont deux passagères civiles initialement non mentionnées par les autorités.
- L'accident impliquait une collision entre un taxi et des motocyclistes célébrant la fin de leurs examens scolaires à Sibiti.
- La non-mention de certaines victimes alimente les suspicions d'omission volontaire et ravive le débat sur la transparence gouvernementale.
- Des questions cruciales demeurent sur les assurances véhicules et la prise en charge des survivants et funérailles.
Source : Les Echos du Congo