Après les critiques du chef de l'État sur la gestion de la Société d'énergie et d'eau du Gabon, les agents de terrain ont saisi l'occasion d'une rencontre le 29 juin au centre de formation d'Owendo pour apporter leur version des faits. Loin du sabotage supposé, ils dénoncent plutôt une rupture de communication entre les échelons décisionnels et la réalité opérationnelle des installations.
Les techniciens contredisent plusieurs éléments du discours officiel. Concernant les générateurs électriques, ils affirment ne jamais avoir refusé leur mise en service, mais plutôt avoir adressé des demandes précises de pièces de rechange et d'accompagnement technique demeurées sans suite. Selon eux, ces demandes auraient été déformées en remontant la hiérarchie, créant une fausse impression d'obstruction volontaire.
Sur le plan technique, les agents imputent certains dysfonctionnements à l'insuffisance de formation plutôt qu'à une malveillance délibérée. Le personnel assigné à la maintenance des centrales thermiques n'aurait pas reçu la préparation nécessaire, favorisant ainsi les erreurs de manipulation involontaires. À l'issue de la rencontre, un climat d'entente semble s'être établi, les travailleurs déclarant se tenir prêts à relever les défis du secteur énergétique aux côtés de l'exécutif.
Ce qu’il faut retenir
- Agents de la SEEG contestent l'allégation de sabotage intentionnel, invoquant plutôt des carences en moyens techniques
- Déconnexion entre annonces gouvernementales et performances réelles des projets comme le booster du PK5
- Déficit de formation des techniciens en charge de la maintenance responsable de certains incidents
- Demande des agents que la gestion technique revienne aux experts plutôt qu'aux prestataires externes
Source : Gabon Review