Le Burkina Faso franchit une étape décisive dans la protection de ses jeunes. Un nouveau Code des personnes et de la famille vient d'être promulgué, fixant désormais l'âge légal du mariage à 18 ans révolus, tant pour les filles que pour les garçons. Cette réforme majeure, fruit d'un long combat mené par la société civile et soutenue par des leaders communautaires, vise à éradiquer le mariage d'enfants, une pratique encore trop répandue.
Eulalie Yerbanga, une militante reconnue et championne nationale de la lutte contre le mariage précoce, souligne que le véritable enjeu ne réside plus dans l'arsenal législatif, mais dans son application effective sur le terrain. Si la loi a été adoptée, sa mise en œuvre concrète nécessite une mobilisation de tous les acteurs : État, société civile, chefs traditionnels et religieux, ainsi que les communautés elles-mêmes.
L'un des défis majeurs reste la conciliation entre les nouvelles dispositions légales et les pesanteurs socioculturelles. Pour y parvenir, l'accent est mis sur l'éducation des filles, considérée comme un levier essentiel pour retarder l'âge du mariage. Le nouveau code intègre également des mesures de protection contre les violences et renforce les droits de l'enfant dans leur globalité, marquant une volonté politique forte de bâtir une société plus juste et protectrice pour les générations futures.
Ce qu’il faut retenir
- Le Burkina Faso fixe l'âge légal du mariage à 18 ans pour tous, filles et garçons.
- L'application effective de la nouvelle loi est le principal défi, selon les acteurs de terrain.
- L'éducation des jeunes filles est promue comme une stratégie clé pour freiner les unions précoces.
- Le nouveau code renforce la protection des enfants contre diverses formes de violence.
Source : Burkina 24