Richard Bona: « Je ne remettrai plus jamais les pieds au Cameroun »

Le célèbre bassiste camerounais, lauréat d'un Grammy Award, a annoncé sa décision radicale de ne plus jamais revenir dans son pays d'origine. Invité sur DW Afrique, Richard Bona a justifié cette position par un sentiment d'être déclaré "persona non grata" sans motif valable, dénonçant une "escroquerie" généralisée et une jeunesse qu'il juge "corrompue".

Ces déclarations, faites depuis l'Allemagne où il réside, font suite à des années de tensions entre l'artiste et les autorités camerounaises. Il cite notamment son incapacité à assister aux funérailles de sa mère en 2017, une absence imposée par son statut officieux d'indésirable dans son propre pays. Le musicien, qui a porté la culture camerounaise sur les plus grandes scènes internationales aux côtés de légendes comme Quincy Jones, exprime une profonde déception face à l'accueil reçu dans son pays natal.

Au-delà de son cas personnel, Richard Bona dresse un portrait sombre du Cameroun, parlant d'un système "très mafieux" et d'un trafic de passeports, concluant que le pays est devenu "une cause perdue". Ses propos sur la jeunesse, jugée dépendante des "miettes" et élevée dans la corruption, ont suscité un vif débat dans l'opinion publique.

Ce qu’il faut retenir

  • Richard Bona annonce son refus définitif de retourner au Cameroun.
  • Il dénonce un statut de "persona non grata" injustifié et une corruption généralisée.
  • L'artiste critique la jeunesse camerounaise, la qualifiant de "corrompue".
  • Il déplore son impossibilité d'assister aux obsèques de sa mère en 2017.

Source : Camer.be

Show Comments (0) Hide Comments (0)
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x