Réforme des chefferies traditionnelles : Cabral Libii interpelle le Cameroun

L'affaire Bonateki a suscité une profonde réflexion sur les chefferies traditionnelles au Cameroun, portée par Cabral Libii, président du PCRN. Ce dernier remet en cause le système en vigueur, hérité de la colonisation, et souligne l'urgence d'une réforme.

Pour Libii, le décret de 1977, qui organise les chefferies traditionnelles, est obsolète et illogique. Il interroge la pertinence de désigner un chef traditionnel en fonction de circonscriptions administratives, et met en avant l'importance d'une chefferie ancrée dans des communautés culturelles.

En prenant l'exemple d'un chef Kotoko à Ebolowa, Libii illustre les contradictions du système actuel, où des chefs n'ont pas de légitimité au sein des populations qu'ils sont censés représenter. Il plaide pour dissocier l'autorité traditionnelle de l'administration pour éviter les conflits et tensions intercommunautaires.

La réforme des chefferies est, selon lui, un enjeu crucial pour la cohésion sociale au Cameroun. Libii observe que dans les sociétés où la tradition n'a pas été altérée, l'autorité morale des chefs reste intacte, contribuant à une meilleure harmonie sociale. L'État doit agir pour sortir de cette impasse qui perdure depuis trop longtemps.

Ce qu’il faut retenir

  • Cabral Libii appelle à une réforme des chefferies traditionnelles au Cameroun.
  • Le décret de 1977 est critiqué pour son caractère obsolète et illogique.
  • Libii souligne les tensions intercommunautaires liées à la confusion entre tradition et administration.
  • Une réforme est nécessaire pour restaurer la légitimité des chefs traditionnels.

Source : Camer.be

Show Comments (0) Hide Comments (0)
0 0 votes
Évaluation de l'article
S’abonner
Notification pour
guest
0 Commentaires
Le plus ancien
Le plus récent Le plus populaire
Commentaires en ligne
Afficher tous les commentaires
0
Nous aimerions avoir votre avis, veuillez laisser un commentaire.x