À la veille d'un match décisif entre le Cameroun et le Maroc en demi-finale de la Coupe d'Afrique féminine, une controverse enfle sur les réseaux sociaux autour du paiement des primes des joueuses camerounaises. Des voix critiques affirment que les Lionnes Indomptables n'auraient pas perçu leurs indemnités, une accusation qui surgit dans un contexte hautement sensible.
Selon les informations recueillies par la presse spécialisée, la réalité est plus nuancée. Les allocations de participation auraient effectivement été versées par l'Agent comptable, à l'exception de quelques ajustements administratifs mineurs désormais résorbés. En revanche, les gratifications afférentes aux qualifications ultérieures — notamment pour les quarts et demi-finales — obéissent à un calendrier conditionnel et à des procédures administratives qui s'étalent au fur et à mesure des résultats.
Cette polémique soulève une interrogation troublante : celle de son timing et de ses commanditaires. Le moment de cette offensive médiatique, coïncidant presque précisément avec l'affrontement contre le Maroc, intrigue. Plusieurs observateurs y voient une tentative de fragiliser psychologiquement l'équipe nationale, ou du moins de préparer un narratif préfabriqué en cas de débâcle sportive.
Le débat sur la gestion financière du sport camerounais mérite attention, mais il ne doit pas servir d'arme politique aux dépens des athlètes. Les Lionnes doivent être évaluées d'abord sur leurs exploits sur le terrain.
Ce qu’il faut retenir
- Les primes de participation ont été décaissées selon les procédures régulières établies.
- Les gratifications conditionnelles aux qualifications suivent un calendrier administratif échelonné.
- La controverse surgit opportunément quelques heures avant un match capital du tournoi.
- Distinguer critique institutionnelle légitime et instrumentalisation politique du sport féminin camerounais.
Source : Actu Cameroun