Depuis août 2026, Ouagadougou teste un nouveau système de contrôle routier basé sur des caméras automatiques. Les automobilistes interrogés reconnaissent l'intérêt de cette technologie pour renforcer la discipline dans les transports urbains, mais formulent une demande claire: élargir le filet à tous les véhicules, notamment les deux-roues qui représentent une part importante de la circulation en Afrique centrale.
Ce dispositif détecte sans intervention humaine plusieurs manquements majeurs: passages au feu rouge, utilisation de téléphone en conduisant, absence de ceinture de sécurité et dépassements de vitesse. Les témoignages collectés dans les rues de la capitale burkinabé montrent un consensus: oui à la technologie, mais pas de deux poids deux mesures.
Les conducteurs soulignent que l'efficacité d'un tel système repose moins sur la sophistication de la caméra que sur l'impartialité de son application. Pour eux, le civisme routier ne peut pas être sélectif ni conditionné par le contexte météorologique ou l'absence de témoins. Cette attente d'équité révèle un enjeu transversal aux villes du bloc CEMAC: comment moderniser la régulation du trafic sans creuser de fossés entre catégories de véhicules ou d'usagers.
Ce qu’il faut retenir
- La e-verbalisation détecte automatiquement infractions graves sans intervention d'agents, depuis août 2026
- Motoristes et cyclistes demandent l'inclusion de deux-roues dans le dispositif pour assurer l'équité
- Usagers applaudissent l'innovation mais exigent que règles identiques s'appliquent à tous sans exception
Source : Burkina 24