La frontière entre le Népal et le Tibet a connu mercredi 26 août un drame sans précédent. Des glissements de terrain massifs et des inondations soudaines ont dévalisé les vallées, emportant habitations, infrastructures et véhicules. Le bilan provisoire fait état de plus de 480 morts et de centaines de personnes portées disparues. Les images de l'événement montrent des torrents boueux dévastateurs dévalant les pentes de Nuwakot, atteignant même le poste frontalier de Rasuvagadhi.
Contrairement aux premières spéculations pointant un séisme de magnitude 4,4, les géologues américains ont confirmé qu'il s'agissait d'un effondrement glaciaire suivi d'une coulée de débris. Le changement climatique jouerait un rôle clé : la fonte accélérée du pergélisol déstabilise les versants montagneux de l'Hindou Kouch-Himalaya, créant des conditions favorables aux glissements. L'eau provenant des pluies ou de la fonte glaciaire aurait déclenché une réaction en chaîne catastrophique.
Pour la région du Nuwakot, complètement isolée, les autorités népalaises ne peuvent intervenir que par hélicoptère. Les risques d'inondations secondaires persistent, motivant l'arrêt temporaire des sauvetages vendredi matin avant leur reprise. Le contexte régional : plusieurs rivières majeures (Trishuli, Bhote Koshi, Narayani) ont débordé simultanément, amplifiant les dégâts transfrontaliers.
Ce qu’il faut retenir
- Plus de 480 décès confirmés au Népal et en Tibétain, 900+ disparus dont 537 étrangers.
- Phénomène glaciaire aggravé par changement climatique : dégel du pergélisol déstabilise les montagnes.
- Zone sinistrée totalement isolée, accès humanitaire limité aux opérations héliportées.
- Gouvernements mobilisés : Chine, Inde, États-Unis apportent aide d'urgence et renforcent systèmes d'alerte.
Source : BBC Afrique