Une association congolaise consacrée à la préservation de l'héritage Téké a reçu officiellement ses instruments patrimoniaux, remis par Me Ado Patricia Marlène Matissa en qualité de notaire de la succession du Pr Yala. Ce legs testamentaire, fruit de la volonté du défunt professeur, marque un tournant symbolique pour l'organisation, qui entend faire de ces objets des vecteurs de cohésion sociale.
Daniel Mberi, président de l'association, a souligné que cette restitution dépasse la simple gestion administrative d'un patrimoine. Elle incarne au contraire une vision politique et culturelle : utiliser les richesses artistiques Téké comme pont entre les communautés du Congo, en reconnaissant la diversité comme fondement de l'unité nationale.
José Cyr Ebina, membre de l'organisation, a salué ce geste comme le reflet de l'engagement durable du Pr Yala envers son peuple. Le professeur s'était assuré avant son décès que ces biens collectifs demeureraient au service de la transmission générationnelle. Pour l'association, l'enjeu n'est pas qu'archéologique : il s'agit de redynamiser l'identité Téké et de tisser des liens culturels à l'échelle territoriale, dans une perspective d'intégration plus large.
Ce qu’il faut retenir
- L'Association culture et identité Téké reçoit officiellement ses attributs selon les directives testamentaires du Pr Yala
- Le patrimoine Téké devient un instrument de dialogue interculturel et de renforcement de l'unité congolaise
- L'organisation affirme son rôle de gardienne d'une identité régionale au service de l'ensemble du territoire
Source : Adiac Congo