Le Ghana durcit son plaidoyer auprès de l'Union africaine pour que le continent s'empare collectivement de la crise humanitaire qui ravage l'Afrique du Sud. Depuis mai, plus de 160 000 étrangers ont fui le pays en raison des attaques xénophobes croissantes.
Le 23 juillet, le président ghanéen John Dramani Mahama a de nouveau interpellé Mahmoud Ali Youssouf, patron de la Commission de l'UA, pour que cette urgence figure au programme du prochain sommet continental en février 2027. Accra juge que les mesures engagées par Pretoria restent largement insuffisantes pour endiguer la spirale de violence.
Mahama reconnaît l'identité de ceux qui orchestrent ces actes, déplorant qu'ils demeurent impunis. Cependant, il réaffirme que Accra ne cherche nullement à pénaliser l'Afrique du Sud, insistant sur la nécessité de préserver la fraternité continentale. Pour lui, débattre à l'UA donnerait à Pretoria un cadre légitime et constructif pour s'expliquer tout en permettant au continent de forger une réponse durable.
Deux citoyens ghanéens ont également saisi la Cour pénale internationale pour investiguer ces violences systématiques. Les autorités sud-africaines ont rejeté cette démarche en la qualifiant d'«opportuniste».
Ce qu’il faut retenir
- Plus de 160 000 migrants ont quitté l'Afrique du Sud depuis mi-mai face aux attaques xénophobes
- Le Ghana demande l'inscription de ce dossier au sommet de l'UA prévu février 2027
- Deux ressortissants ghanéens ont porté plainte auprès de la Cour pénale internationale
Source : Burkina 24