L'Organisation des premières dames d'Afrique pour le développement (Opdad) a déployé à Luanda une initiative majeure destinée à renforcer la capacité d'adaptation des femmes et des adolescentes face aux catastrophes naturelles et aux foyers de tension qui ravagent le continent. Ce programme ambitieux s'étend jusqu'en 2027 et vise à remédier à une réalité souvent ignorée : les femmes subissent proportionnellement davantage les conséquences des crises qui déstabilisent les sociétés africaines.
Les conflits armés provoquent des migrations forcées massives et aggravent la pauvreté dans les zones urbaines comme rurales. Les femmes et les jeunes filles en sont les premières victimes, perdant simultanément leurs gagne-pain, leur dignité et parfois leurs proches. Par ailleurs, les chocs climatiques — sécheresses, inondations, dégradation des terres — frappent avec une acuité particulière les populations féminines, dont dépend souvent la survie alimentaire des ménages.
L'Opdad, reconnue pour ses succès antérieurs dans la santé, l'éducation et l'aide sociale, entend capitaliser sur son influence auprès des décideurs politiques continentaux pour mobiliser les ressources financières indispensables. Les présidentes et épouses de chefs d'État disposent d'un accès stratégique aux institutions panafricaines et aux partenaires internationaux, atout décisif pour convertir ce plaidoyer en engagements concrets susceptibles de réduire la vulnérabilité de millions de femmes africaines.
Ce qu’il faut retenir
- L'Opdad engage un programme triennal destiné à renforcer l'autonomisation féminine face aux risques climatiques et conflictuels.
- Les femmes africaines demeurent les plus affectées par les déplacements de population et l'aggravation de la pauvreté liée aux crises.
- Les premières dames sont identifiées comme actrices clés de la mobilisation financière pour garantir la mise en œuvre de ces mesures de protection.
Source : Adiac Congo