Dix-huit formations politiques tchadiennes demandent l'arrêt immédiat de la procédure de retrait de la Cour Pénale Internationale. Dans un texte publié le 29 juillet, elles expriment leur inquiétude face à cette décision unilatérale annoncée par les autorités deux jours plus tôt.
Selon les signataires, un tel désengagement présente des enjeux majeurs sur les plans juridique, diplomatique et politique qui méritent un vrai débat démocratique. L'opposition insiste sur la nécessité d'un processus inclusif et transparent avant toute rupture avec le Statut de Rome.
Bien que l'opposition reconnaisse certaines défaillances au fonctionnement de la CPI, elle rappelle que le Tchad est directement concerné par l'enquête sur le génocide du Darfour et les crimes attribués à Omar el-Béchir, qui ont fait de nombreuses victimes tchadiennes. Les réformes souhaitées doivent, selon elle, s'engager dans un cadre multilatéral plutôt que par une sortie unilatérale.
Les formations politiques dénoncent également le mimétisme avec l'Alliance des États du Sahel et réaffirment que l'adhésion au traité international demeure une protection contre l'impunité et un signal d'attachement à l'État de droit.
Ce qu’il faut retenir
- Dix-huit partis d'opposition exigent la suspension de la procédure de retrait initiée par le gouvernement.
- Le dossier Darfour/Omar el-Béchir concerne directement le Tchad et ses familles victimes du conflit.
- Une réforme de la CPI doit se négocier au niveau multilatéral, non par désengagement unilatéral.
- L'opposition redoute que cette sortie affaiblisse la lutte contre l'impunité et l'État de droit.
Source : Tchad Infos