Le Cameroun intensifie sa lutte contre la dégradation des terres pastorales. À l'occasion de la 32e Journée mondiale dédiée à ce fléau, célébrée le 17 juin 2026 à Maroua, le gouvernement a affirmé son détermination à restaurer ces écosystèmes menacés par le changement climatique et l'exploitation humaine croissante.
Le ministre de l'Environnement, Pierre Hélé, a dirigé les festivités marquant cette édition 2026, placée sous le thème « Parcours pastoraux : Reconnaître. Respecter. Restaurer ». Cette mobilisation s'inscrit dans l'Année internationale des pâturages et des éleveurs, deux dimensions cruciales pour les territoires d'Afrique centrale confrontés à des mutations environnementales rapides.
Durant une semaine, cinq régions — l'Extrême-Nord, le Nord, l'Adamaoua, l'Ouest et le Sud-Ouest — ont participé à des actions concrètes : plantations d'arbres, sensibilisation des communautés, restauration des espaces herbagers et jeux éducatifs. À Gazawa seul, plus de 400 plants ont été enracinés. Ces initiatives visent à enrayer la dégradation qui menace la biodiversité, la sécurité hydrique, le cycle carbone et, ultimement, la production alimentaire régionale.
Ce qu’il faut retenir
- Cinq régions du Cameroun mobilisées pour restaurer des pâturages dégradés par l'urbanisation et le réchauffement climatique.
- La 32e édition coïncide avec l'Année internationale reconnaissant l'importance vitale des pâturages et des communautés pastorales.
- Reboisement et sensibilisation locale marquent une stratégie gouvernementale renforçant la gestion durable des terres.
- Les pâturages dégradés entraînent des pertes de biodiversité et menacent directement la subsistance de millions d'Africains.
Source : Journal du Cameroun